Publié le 12 septembre 2017 par Daniel Boeri dans la rubrique Culture, Monaco, News, Politique - 6 534 vues

Ôde à la défunte (?) Nuit Blanche- Intervention Commission Plénière d’étude- 8 septembre 2017

Permettez-moi de citer Jean de La Fontaine dans sa Lettre à Monseigneur le Dauphin

« Je me sers d’animaux pour instruire les hommes »

Je ferai de même, avec tout le respect que je dois au fabuliste.
D’abord, j’emprunterai à Jean de La Fontaine la fable de « Les oreilles du lièvre ».
Ensuite je ferai appel à Molière et aux « femmes savantes ».

La fable :

Un animal cornu blessa de quelques coups le lion !
Les animaux à cornes furent bannis ;
Restait le lièvre !
Ce dernier s’inquiétât pour ses oreilles
« Ce sont des oreilles que fit Dieu » dit le grillon
« on les fera passer pour des cornes » !

Chers collègues, vous voyez déjà où je veux en venir ! Les « femmes savantes » de Molière nous donne la clef de l’énigme !

Chez nous, le titre pourrait être : « Le gouvernement, la Nuit Blanche, et le chien »

La Nuit Blanche, il est vrai, dût la vie à beaucoup
Et après moult sursauts enfin la voici
Il s’agissait d’inventer un événement nouveau !
Cette nuit-là un crime fut commis
La Nuit Blanche fut un succès !

Vous l’avez remarqué, mes chers collègues, il a fallu du temps pour trouver les chiffres de participation et obtenir une revue de presse.
Quand ils le furent enfin, –entre 3000 et 5000 spectateurs !- , on choisit de les réduire au plus près du néant.
Comme ce fut insuffisant à bannir la Nuit, il fallut en rajouter.

A l’Auditorium, l’hallali on lança
Mes chers collègues, aucun bouton de guêtres n’y manqua
Seules les larmes manquaient.

Ici, l’absence d’une personne, vu le monde ;
Ailleurs, une flèche pour diriger la foule il manqua
J’en passe …
Tout se présentait bien
La veillée macabre ondula
Jusqu’à ce que les représentants des Ballets clament « à la prochaine nous participerons » !

« Mais ce fut un succès tout de même » le conseiller, alors, avança ;
Le pire restait à venir !

Une panoplie de billevesées vint alors

La charge de travail on accusa
La crainte de lassitude on avança
Du chargé de mission, la tête on coupa

Le pot au rose vient, le soir de votre élection, Monsieur le président ;

La sécurité on craignit …

Chers collègues je vous le donne en mille. Le lendemain même, salle Empire,

Un pied de nez on m’asséna
Une nouvelle fête arriva,
Sans question de sécurité celle-là

Lors des réponses aux questions au gouvernement la suite arriva

La « gesticulation comptable », on rajouta !

Notez-le bien : manipulation, je ne dis pas !

Le budget Nuit Blanche avait surperformé: 695.000 Euros sur deux ans au lieu de 600.000 !
Nous voilà, par surprise, avec de nouveaux reports de crédit ! Et puis, les dépenses, 555.000 Euros !
Eh oui ! Restait donc un surplus de 45.000 Euros ; Comme il y avait des besoins ailleurs, 40.000 Euros furent retirés du budget.

Restait donc un surplus de 5 000 Euros, Diantre! Transformé en un déficit de 95.000 Euros!
Allez savoir pourquoi ?

J’en étais à Molière et aux femmes savantes. Oui, je n’oublie pas !
« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage »

Alors, quand ce Gouvernement parle culture, comme dit l’autre, j’ai envie « de sortir mon revolver »


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