Publié le 19 décembre 2019 par Webmaster dans la rubrique Économie et social, Monaco, Politique - 31 611 vues

Mon explication du vote primitif du budget 2020

Monsieur le Ministre,

Madame, Messieurs les Conseillers Ministres

Chers collègues,

Chers compatriotes et amis dans l’hémicycle à la télévision et sur Internet

Trois longues nuits de débats ont éclairé dans le détail, parfois trop, les perspectives de l’année 2020.  Le budget, moyennant quelques écritures particulières, affiche un excédent.

Toutefois, l’économie mondiale, comme je l’ai dit précédemment, marche au ralenti. Dans ce contexte, j’ai proposé d’agir avec « prudence et pragmatisme » dans l’utilisation du Fonds de Réserve.

Notre assemblée s’est retrouvée avec un mot magique qui s’en rapproche : équilibre.

Alors, va pour équilibre ; ce mot rassurant qui fleure la bonne morale et donne cette vérité, résultante de deux contradictions.

D’autant que, comme le dit plus simplement Albert Einstein : « la vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».

Il n’est pas simple au demeurant, même avec des vélos électriques, de trouver ce juste équilibre entre les objectifs qu’on se fixe et qui sont, en quelque sorte, notre contrat et les actes nécessaires pour les réaliser.

Mais comment choisir entre « responsabilité et envie » et ne pas hypothéquer le futur ?

  • Comment ne pas s’appuyer sur le Fonds de Réserve au détriment des générations futures ?
  • Comment contribuer au développement de notre pays dans son ensemble ; cela veut dire 35 000 résidents, 6 000 entreprises, 57 000 travailleurs et en même temps répondre aux besoins de 9400 compatriotes et maintenir notre modèle social ?
  • Comment adapter notre pays au numérique, une mutation exigeante qui transforme les vieilles habitudes, de tous ?
  • Comment contribuer au développement de l’environnement chez nous et aussi pour la planète ?
  • Comment maintenir demain notre attractivité, moteur de notre économie et même la développer ?
  • Comment, notamment, s’appuyer sur la culture pour y contribuer ?

Pour conclure sans être trop long : Comment éclairer demain, à partir d’une modernité qui nous prend de plain-pied et ne pas s’arc-bouter sur une nostalgie qui dit « ah comme c’était bien avant » ?

Alors bien sûr je voterai le budget, tout en veillant au bon équilibre entre « responsabilité et envie ».

Je vous remercie.

Daniel Boeri


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