Publié le 7 mars 2021 par Webmaster dans la rubrique Économie et social, Éditos, International - 29 433 vues

Édito du 7 mars 2021 – Un monde nouveau est né et les emplois futurs menacés

Dans l’éditorial du début d’année j’expliquais comment la Chine avait tiré parti de la pandémie pour commencer à trouver, dès maintenant, la place qu’elle visait pour dans dix ans !

Plus largement, le monde change, mais sociologie et économie anciennes ont naturellement toujours cours ; la nature ne fait pas de saut. Toutefois, la manière dont chaque pays prend en compte cette mutation peut freiner – ou pas – son adaptation.

L’explosion du numérique notamment, adopté plus que bien par les consommateurs (visioconférences, click and collect, vidéo à la demande, etc.) masque une réalité encore plus puissante ; l’arrivée de la 5 G ! Rassurez-vous, j’y adhère totalement.

Les entreprises et, par-là, les emplois futurs, sont directement touchés. Le transfert des données partout dans le monde, avec le Cloud, devient une quasi-évidence. Les limites technologiques disparaissent. Dans ce contexte, où en sommes-nous ?

Je ne retiens ici qu’une application ; le télétravail. Il y a peu encore, il faisait figure d’exception. Avec le confinement, les entreprises et les salariés s’adaptent à ce nouveau modèle. Jusque-là, il fallait faire face à la pandémie ; aussi le télétravail n’était-il encore qu’un pis-aller, si j’ose dire. Toutefois, les conséquences en sont naturellement multiples. Un principe clé cependant : il importe de maintenir le lien social entre l’entreprise et les salariés.

Ce nouveau mode d’organisation présente des conséquences beaucoup plus larges qu’il n’apparaît de prime abord.

Avec le télétravail, clairement il n’y a plus de distance ! On retrouve en même temps « proximité/éloignement ». Mais derrière l’écran, ce sont des femmes, des hommes et leurs compétences.

Aujourd’hui, tous les classements mondiaux des élèves de l’âge de 15 ans (PISA ou encore les anglais pour les mathématiques) montrent que les jeunes asiatiques et indiens sont largement les meilleurs. De plus, tous ont en commun de parler anglais. Dans ces classements, la France a dégringolé et est de plus devenue un laboratoire de nivellement par le bas. L’égalité « organisée » remet en cause le mérite et les performances. Un très récent exemple ; ces dernières sont tellement honnies que l’accès aux lycées est réglementé : ceux qui concentreraient par trop « les meilleurs de la classe » seront cassés. L’assistance devient la règle. Ce principe isolé en tant que tel est moral. Dans le monde, il est à craindre que ces nouvelles pratiques laissent la place aux autres.

Les jeunes de 15 ans aujourd’hui auront beaucoup de mal à trouver un emploi dans les 10 ans qui viennent.

Daniel BOERI


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