Publié le 31 août 2020 par Webmaster dans la rubrique Économie et social, Éditos, International, News - 15 632 vues

Édito du 31 août 2020 – Covid-19 : une bonne nouvelle !

En ces temps de pandémie et de crainte d’une deuxième vague, une bonne nouvelle peut paraître décalée.

Pourtant, il s’agit d’une nouvelle spectaculaire : ce 22 août, « le jour du basculement » a reculé de trois semaines par rapport à 2019 !

Le « jour du basculement » est le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles de la planète !

Ce n’est pas rien. Il s’agit non seulement d’un recul important mais de la rupture d’une tendance continue, bien avant 1970. Certains même de parler de « renversement historique ». De fait, jusque-là, ce jour, c’est-à-dire avançait, et ce chaque année. En 1986, ce jour arrivait le 31 décembre – équilibre parfait – il fallait alors une seule planète pour répondre aux besoins.

Aujourd’hui, il faut 1,6 planètes pour nourrir l’ensemble de l’humanité.

Ces moyennes cachent des disparités importantes entre les modes de vie des différents pays. Si le monde entier consommait comme les Américains, il faudrait 5 terres pour couvrir ses besoins. Le mode de consommation français se limite, si j’ose dire, à 2,7 terres ; celui de l’Inde, loin derrière, c’est-à-dire devant (!), se limite à 0,7 terre !

 Ici s’arrête malheureusement la bonne nouvelle !

Prenons garde : ces résultats sont causés par le coronavirus, qui a, en quelque sorte, tout stoppé dans notre art de vire.

Si la diminution de la croissance mondiale a rejailli sur le climat, on ne peut ignorer ses conséquences économiques, sanitaires et sociales, notamment en termes de destruction massive d’emplois.

De plus, je ne peux passer sous silence qu’en moins de 30 ans, la terre a perdu 28 000 milliards de tonnes de glace, avec pour conséquence l’élévation du niveau de la mer. Au point que les experts commencent à imaginer que, sans changement, le niveau de la mer pourrait augmenter d’un mètre ici la fin du siècle !

Cependant il n’est pas nécessaire de se laisser bercer par le discours moral des « tomates vertes » (voir mon éditorial du 8 juin, qui a obtenu plus de 50 000 vues dans mon blog).

Nous sommes tous concernés par le changement climatique. Dès aujourd’hui, cela implique de changer notre mode de consommation et nos modes de production.

Pour aujourd’hui je n’oublie pas le coronavirus et les précautions nécessaires à prendre. Sortez masqués !

Daniel Boeri


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