Édito du 27 juillet 2021 – La terre brûle (suite)

27 Juil, 2021 | Économie et social, Éditos, International, Politique

Dans mon éditorial du 10 juin dernier, je m’étonnais de la priorité donnée par les grandes nations de la planète à la régulation de la fiscalité mondiale et non au climat !

Malheureusement, ces derniers jours ont encore aggravé la situation climatique et tout en reconnaissant les difficultés économiques provoquées par cette mutation, je suis d’autant plus préoccupé qu’elle ne soit considérée, au fond, que comme un catalogue de vœux pieux !

Pourtant, les experts annoncent depuis longtemps le risque de survenue d’événements climatiques de plus en plus extrêmes, et donc nécessairement de plus en plus dramatiques.

En 2016, les experts de 87 pays, cinq continents et de deux océans annonçaient les dégâts à venir, comme « de plus en plus conséquents et fréquents ». De fait, vagues de chaleur, incendies et inondations se sont accentués.

« Harvey », « Irma », « Maria », « Ophélia », … les phénomènes climatiques se multiplient et les appellations différentes n’y changent pas grand-chose. De plus, ils ont été, jusque-là et le plus souvent, éloignés de notre continent.

Or, nous y sommes ; l’Allemagne et la Belgique viennent de subir un choc macabre avec des inondations, même en période de beau temps !

Cette situation était, sinon annoncée, du moins envisagée !

Le centre de la Chine est lui aussi touché par les inondations, les incendies sont à l’œuvre au Canada, avec des températures délirantes tout comme dans l’ouest des États-Unis, la famine touche Madagascar, partiellement due elle aussi au climat.

Plus proche de nous, les Pyrénées-Orientales et la Catalogne brûlent elles aussi !

Il n’est plus possible de laisser la température augmenter de +2°C (même si + 1,5° C sont visés) d’ici la fin du siècle, alors que nous nous dirigeons vers plus +3°C.

L’ensemble de la planète se doit de coopérer sur le dérèglement climatique qui s’accélère et transforme tout sur son passage, quand bien même on pourrait croire que ces événements, pour dramatiques et ponctuels qu’ils soient, donnent encore du temps au temps. La production de CO2 doit impérativement diminuer.

Reste à espérer que les 195 pays qui travaillent sur les nouvelles prévisions des experts climat de l’ONU soient guidés pour préparer un succès de la future et proche COP 26 – d’ici deux mois – et non seulement approuver, mais mettre en œuvre un plan pour s’approprier les recommandations du GIEC, attendues pour le 9 août prochain.

Reste que nous sommes tous concernés et ne pouvons laisser les États agir seuls, en nous contentant de regarder passer le train !

Daniel BOERI

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