Publié le 1 juin 2020 par Webmaster dans la rubrique Économie et social, Éditos, Monaco, Politique - 23 781 vues

Édito du 2 juin 2020 – « J’aime Monaco » ; « j’achète à Monaco » !

Nous entrons, je le dis avec précaution, dans une nouvelle phase de la pandémie Covid19. Cette phase nouvelle du déconfinement que nous souhaitons tous va permettre progressivement le redémarrage du pays.

Pour faire face à cette situation, le budget de l’État a engagé de l’ordre de 350 millions d’euros sous diverses formes, notamment le Chômage Total Temporaire Renforcé (CTTR) pour les salariés et des dégrèvements de charges sociales pour les entreprises ou travailleurs indépendants. Dans le même temps, une campagne de tests a été lancée, d’abord pour les résidents et, à partir de demain, pour l’ensemble des salariés travaillant à Monaco. De plus, pour fin juin, les aides de l’État au secteur économique sont appelées à évoluer de manière dégressive et ciblée.

Cette phase 3 de déconfinement démarre ce mardi 2 juin. Il s’agit d’une étape importante et pleine d’espoir. Monaco a maîtrisé cette pandémie, avec à ce jour 99 cas et 4 morts.

Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est du redémarrage de l’économie et du respect des conditions de distanciation. Tout est à remettre en marche, pour pas laisser l’étape du confinement apparaître paradoxalement comme une parenthèse enchantée !

Nous avons tous pris des habitudes, contraintes et forcées pour le moins, de consommer autrement, voire de pas consommer du tout. De plus, l’usage du numérique a permis à beaucoup de découvrir le télétravail et le e-commerce, qui vont entraîner de nouveaux comportements.

Pour le succès de cette nouvelle phase, nous sommes tous concernés.

C’est à la fois l’espoir d’une manière de vivre retrouvée et en même temps, certains secteurs économiques auront des difficultés, à l’aube de cette nouvelle période qui s’annonce. Ce sont l’équivalent de 10 000 emplois environ qui sont concernés ; hôtellerie, restauration, événementiel, etc. je n’oublie évidemment pas les associations culturelles.

C’est aussi une étape pour développer une attractivité nouvelle pour le pays, et faire venir à Monaco des consommateurs qui vont bénéficier, ailleurs, d’offres nouvelles. Chacun de nous, ici, peut aider et contribuer au redécollage de l’économie. Cela passe nécessairement par une transformation/adaptation du secteur et des conditions d’attractivité, également pour (re)donner envie de venir et de consommer à Monaco. Les commerçants sont en général des entreprises de petite taille, ils contribuent à ce qu’il fait bon vivre au quotidien dans notre pays. Or, le changement induit par le confinement fait courir un risque au commerce physique, élément essentiel du tissu économique, mais aussi social et culturel, de notre pays. Un tiers du budget de l’Etat est consacré à faire face à cette crise économique et sociale. Il nous appartient également à tous d’apporter notre contribution individuelle à ce nouveau bien-être collectif que nous attendons tous, « en achetant et consommant à Monaco » 

Daniel Boeri


Laisser un commentaire