Publié le 15 octobre 2020 par Webmaster dans la rubrique Culture, Économie et social, Éditos, Monaco, Politique - 4 311 vues

Édito du 15 Octobre 2020 – Pourquoi je vote le budget rectificatif 2020

« Pour vivre heureux, vivons caché »

 Vous connaissez la fable du grillon Jean Claris Florian 1755/1794

Le budget culture est raisonnable ; même « sanctuarisé » :  la question n’est pas là.

Toutefois, le silence assourdissant sur la politique culturelle m’a étonné et surpris à la fois ;

J’exagère, il existait, …  Comme une note en bas de page !

Or, culture et le divertissement sont un des leviers indispensables à la relance !

Beaucoup de pays d’Europe ont intégré cette idée !

L’Allemagne qualifie son plan de relance comme « Un nouveau départ pour la culture », certains d’y annoncer un plan de 50 milliards ! 

Nous disposons d’un paysage culturel unique et diversifié, avec nos Institutions internationales et Associations

La culture a une utilité économique et une utilité sociale et n’a pas vocation à jouer les grillons !

Je reviens début de la fable !

Un papillon brillait de tous ses éclats et d’aucuns de le voir avec des yeux de Chimène !

 Le grillon, jaloux, partît se cacher.

Des enfants, voyant le papillon, l’attrapent et le déchirent.

Le grillon découvre alors qu’il n’a pas besoin de se cacher !

C’est le cas de la culture !

Plus globalement, je suis d’accord avec les différents plans de soutiens

Ils répondent aux besoins d’aujourd’hui et sont néanmoins un peu anxiogènes.

Je peux dire, « Allocations budgétaires OUI ; …  la vie NON ».

Quel sera le déclencheur qui donnera de nouveau envie de :

Consommer à Monaco, d’y venir, de s’y divertir etc. …

Ce dont il s’agit, c’est d’enchanter la vie, face à un ennemi invisible.

Nous cherchons tous, une respiration, un souffle, une évasion.

Avec la culture, nous pouvons déclencher des envies nouvelles.

D’ailleurs, les dernières représentations, concerts, salon du livre, les musées, … L’illustrent

Alors évidemment, je voterai le budget.

Toutefois, « le monde d’avant n’est plus ».

Nous entrons dans une « économie de plateformes » qui transforme les consommateurs les invite à vivre chez eux !  C’est l’économie sans contact !

Alors comment faire boire des consommateurs qui ne sont pas là ?

Pour parler économiste : les différents plans de relance, soutiennent « l’offre » ;

Nous devons aussi devenir keynésiens et créer « la demande ».

Le pessimisme est humeur, l’optimisme est volonté (Alain).

Je suggère, à titre personnel, d’étendre le Plan Rouge et Blanc, aux salariés et retraités, avec une prime 150 à 200 euros. C’est un coût de 10 millions d’euros.

Il sera diminué des recettes de TVA qu’ils généreront et surtout le commerce sera relancé et elle contribuera à notre modèle social.

Avec la culture et les divertissements, nous pourrons « faire chanter la vie » et « donner l’espoir » à tous !

Je vous remercie.

Daniel Boeri


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