Felipe Esquivel Reed / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)

Publié le 20 mars 2020 par Webmaster dans la rubrique Économie et social, Éditos, International, Monaco, News - 17 071 vues

Édito 20 mars 2020 – Corona virus, confinement : « C’est entre nos mains ! »

Après plusieurs semaines, l’épidémie de Corona virus est devenue une pandémie.  Elle a été d’abord perçue comme un phénomène asiatique (la Chine, la Corée du Sud, …étaient touchées). Sa dimension mondiale n’a été intégrée au niveau européen que lors de son extension, extraordinaire, chez notre voisin l’Italie !

Accroissement exponentiel des cas positifs et du nombre de décès quotidiens, a fait prendre conscience aux uns et aux autres d’une urgente action.

Depuis une semaine, le confinement est progressivement mis en place.

C’est un changement d’habitude fondamental. Évidemment, il s’applique à toute une population avec forcément des cas particuliers. Chacun de ces cas particuliers toutefois peut conduire à la propagation du virus.

Avec raison, toute l’attention a d’abord été porté sur la crise sanitaire et une confiance totale a été donnée aux professions médicales au sens le plus large, tous métiers confondus. Les chants aux balcons le soir en sont un signe. Ces dernières ont largement fait face à cette situation nouvelle grave et en développement, en dépit, parfois souvent, du manque d’équipements. Ils ont aussi donné leur cœur.

Très vite on prend conscience qu’avec la crise sanitaire et humaine, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui est touchée. Aujourd’hui même, le nombre de morts en Italie dépasse celui de la Chine !

Les gouvernements, chacun à leur manière, et les banques centrales, européenne et américaine, ont mis sur la table un grand nombre de milliards pour faire face aux conséquences, de plus en plus graves, de la situation.

Toutefois, la situation sanitaire est loin d’être maîtrisée, entraînant une spirale dépressive, sociale et économique, sur l’ensemble du monde.

Depuis ce dernier mois de janvier, chacun son niveau, contribue à trouver des solutions et les chercheurs sont en première ligne. Mais on le sait, il faut du temps pour valider l’éventuelle découverte d’un vaccin. Pendant ce temps la pandémie continue. Les aides économiques prévues, pour aider l’activité, les entrepreneurs et les salariés vont permettre d’en atténuer les conséquences, sans les arrêter !

Mais nous allons moins dans le brouillard et c’est une excellente nouvelle.

 Certes ce n’est encore qu’une lueur, mais elle luit !

Le confinement, le plus strict, apparaît être une solution avec, déjà, ses premiers effets.

La Chine, et la Corée du Sud grâce à un dépistage de grande ampleur et un confinement permettent d’envisager un sommet dans le développement de l’épidémie et le nombre de cas quotidiens diminue sensiblement.

Plus près de nous, en Italie le premier foyer de contagion semble maîtrisé ! En particulier, à Codogno (16.000 habitants), ville lombarde, inconnue jusque-là et symbole de la guerre contre la pandémie, en deux semaines de quarantaine a permis d’arrêter l’augmentation du nombre de personnes contaminées.

Cette bonne nouvelle ne peut toutefois faire oublier les foyers de Lombardie notamment à Brescia et Bergame, mais c’est un signal fort !

Oui, il semble bien qu’en respectant, chacun, le confinement, l’avenir est entre nos mains !

On dit souvent que l’histoire ne bégaye pas et pourtant ?

Je ne sais pas si cette petite histoire est rassurante mais tout de même !

En 1340 en Chine, la peste noire est provoquée par la piqûre d’une puce infectée. Savez-vous, elle se déclara en 1334, dans la province chinoise de Hubei où se situe la ville de Wuham !

Ces deux noms, aujourd’hui, vous disent sûrement quelque chose. C’est dans cette région que le Corona virus s’est développé en premier. Nous ne sommes plus au temps des conquêtes Mongols qui à l’époque, propagèrent la pandémie qui dévasta entre 25 et 50 millions de personnes !

Pourquoi je vous raconte cette petite histoire ?

Certes il y avait les Mongols mais aussi l’arrivée dans les ports de bateaux chargés de tissus et de soies. Certains en avaient tellement besoin qu’ils n’eurent cure de la quarantaine et des messages du capitaine disant « il y a des morts à mort à bord » et de braver l’interdiction !

C’est une manière de contourner le confinement avait pour certains de bonnes raisons rationnelles.

Au Printemps 2020, et à ce jour, un confinement strict est la première solution pour limiter le développement de la pandémie.

Avec les chercheurs, la médecine et les différentes et importantes aides économiques c’est aussi « entre nos mains » que repose une partie de la solution.

Daniel Boeri


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